Inde du Sud: Kochi (Cochin) 5 février 2011
Samedi 5 février : Visite du centre de réhabilitation de Swasraya, de la fondation de formation technique Nettur et d'un centre de dialogue oeucuménique. Conférence sur l'assistance sociale pour les familles.
Le programme de la journée est chargé car les différentes visites sont assez éloignées les une des autres. Au centre de réhabilitation pour tétraplégiques nous sommes confrontés au destin tragique de personnes accidentées sur la route, dans l’agriculture (tombé d’un palmier en cueillant des noix de coco) ou sur des chantiers (tombé d’un échafaudage en bambous). Une jeune suissesses travaille pour six mois dans cette fondation. Elle nous présente les différents pensionnaires qui sont parfois accompagnés de leur épouse qui s’occupe de leurs soins corporels. Dans le centre les deux étages supérieurs contiennent des dortoirs pour des étudiants. Cette cohabitation permet non seulement de gagner de l’argent pour l’exploitation du centre, mais encore de créer une certaine vie pour les dix pensionnaires qui occupent le rez-de-chaussée. Les pensionnaires sont souriants et visiblement heureux de notre visite. L’un d’entre eux nous confie cependant que si l’esprit de famille qui règne au centre les rend heureux, il est intérieurement parfois difficile de voir des gens capables de se mouvoir avec leur jambes. Une jeune femme n’a que l’usage contrôlé de deux doigts suite à un accident de voiture. Elle se déplace avec une chaise électrique et fait des dessins avec son labtop. Suite à l’accident son mari qui s’en est tiré sans mal a demandé le divorce car en Inde une femme est surtout là pour élever des enfants et donner une descendance au mari.
La deuxième visite concerne une école technique privée. Un instructeur ayant travaillé en Thurgovie nous explique que l’organisation qui gère l’école à des centres techniques dans tout le sud de l’Inde. Cela confirme l’impression que nous avions en observant les bords des routes : les écoles technique poussent comme des champignons. L’Inde possède de nombreux jeunes excellemment formés. Cela va sans cesse augmenter les différences entre une élite intellectuelle performante et des paysans travaillant avec des méthodes ancestrales, mais dépassées. C’est un des contrastes les plus criant de l’Inde moderne.