Inde du Sud: Periyar Wildlife Sanctuary - Kumarakom 3 février 2011

Publié le par Bernardo

Jeudi 3 février : Transfert à Kumarakom. Visite d'une plantation de thé et d'une plantation de caoutchouc.

 

114Un long voyage en bus nous mène des hauteurs de Thekkady au bord de la côte ouest du Sud de l’Inde. Le Kerala est formé d’une région côtière de 20 à 30 kilomètres de large et de collines (les Ghâts) montant en paliers vers les monts Cardamone où se trouve le « Periyar Wildlife Sanctuary » que nous quittons ce matin. La route que nous prenons pour descendre des montagnes est très tortueuse. Les virages se succèdent durant tout le trajet. La plantation de thé que nous visitons produit du thé en poudre. Dans l’usine nous suivons toutes les phases de la production de la poudre de thé. Les feuilles de thé sont tout d’abord débarrassées de leurs impuretés par vibration. Elles sont ensuite broyées et ressortent sous forme d’une pâte qui est peu à peu transformée en poudre à travers différentes machines. La fermentation s’effectue par oxydation de la poudre de thé. Celle-ci est ensuite séchée avant d’être mise en sac. Entre ces opérations les feuilles de thé, puis la pâte de thé et la poudre de thé sont transportées par des tapis roulants. Lors de notre visite il y avait une panne d’électricité, ce qui a permis au guide de nous expliquer le fonctionnement des machines. Lorsque les machines se sont remises en marche, le vacarme était tel qu’aucune explication n’aurait été possible. Les coupures de courant sont fréquentes en Inde et lorsque l’on regarde la télévision, l’image disparaît pour quelques secondes. La cueillette s’effectue avec des cisailles munies d’un réceptacle (une sorte de sac accroché à un ciseau de la cisaille) pour le thé noir et à la main pour le thé blanc car seule la feuille terminale de chaque tige est récoltée pour cette sorte de thé. Les arbres à thé sont maintenus sous forme d’arbustes de 50 centimètres de hauteur pour faciliter l’exploitation. En effet, un arbre à thé non taillé peut atteindre dix mètres de haut.

156La visite de la plantation de caoutchouc nous permet d’assister au traitement du petit lait récolté sur les arbres par incision du tronc. Ce liquide blanc repose tout d’abord dans des bacs pour durcir. Lorsqu’il est suffisamment dur, la pâte blanche ainsi formée est passée à travers des rouleaux pour l’aplatir. Ces feuilles de caoutchouc (de la grandeur d’un tapis de bain) sont séchées au soleil puis dans un four avant d’être vendues comme matière brute destinée à la confection de produits finis en caoutchouc. Depuis que nous sommes au Kerala nous ressentons clairement la richesse du pays par rapport à l’état du Tamil Nadu. Le long de la route nous observons de nombreuses demeures luxueuses qui ne dépareilleraient pas chez nous. Même les maisons plus modestes sont mieux entretenues que dans l’état voisin.

 

Publicité

Publié dans Récit de voyage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article