Inde du Sud: Madurai 30 janvier 2011
Dimanche 30 janvier : Visite du temple de Meenakshi-Sundareshvara et du mémorial de Ghandi. En soirée, participation à des cérémonies religieuses.
Aujourd’hui le dernier temple de notre voyage est au programme. Il s’agit d’un complexe clôturé par un mur de 200 sur 300 mètres et doté des 4 portes monumentales. Ces portes construites en granit sont décorées par des figurines colorées en stuc représentant les différentes divinités de l’indouisme. A l’intérieur de l’enceinte se trouvent plusieurs sanctuaires, un bassin, un hall aux mille piliers appelé « mandapa » et les échoppes des marchands du temple. L’accès au temple est sévèrement contrôlé : contrôles corporels, interdiction des porter une casquette, obligation de marcher pieds nus et de porter des pantalons longs. Les secteurs sacrés sont interdits aux touristes. Dans les temples indous les statues des dieux sont très souvent recouvertes d’une étoffe de couleur qui est changée chaque semaine. A mon avis, les statues nues sont plus belles que ces statues parées de vêtements colorés qui me semblent grotesques, surtout lorsque les dieux sont reprsentés sous la forme d’un éléphant ou d’une vache. La visite du musée Gandhi nous permet de mieux connaître les durs combats menés par les anglais pour installer les comptoirs de la « East India Company », puis pour dominer le pays. La résistance passive de Gandhi et son combat pour l’indépendance m’étaient bien connus, par contre j’ignorais les atrocités des armées britanniques lors des nombreuses révoltes du peuple indien. Les différents panneaux explicatifs du musée retracent toute l’histoire de la colonisation des Indes et de l’indépendance du pays.
En soirée, nous assistons à une cérémonie religieuse. Chaque soir une réincarnation du dieu Shiva se rend dans le sanctuaire de son épouse duquel il ne ressort qu’à l’aube. Des prêtres transportent le dieu qui se trouve dans une sorte de chaise à porteur en argent au son d’un tambourin et d’une trompette. Avant d’entrer dans le sanctuaire de l’épouse, un prêtre agite une sorte de plumeau à dépoussiérer face au véhicule du dieu. Des fruits lui sont également apportés avant qu’il ne pénètre chez son épouse. Inutile de dire que le véhicule était vide et qu’il s’agissait de rites symboliques. Une chose est sûr nous ressortons de là en comprenant que nous ne comprendrons jamais rien aux rites de l’indouisme.